Bonne réponse : C. Même si le pilote automatique maintient correctement la trajectoire, l'équipage doit vérifier qu'elle reste conforme à ses intentions et à la situation du vol. Il surveille aussi les modes actifs et armés, les performances et les limites du système : une automatisation peut fonctionner correctement tout en exécutant une sélection inadaptée. L'équipage conserve donc sa conscience de la situation et reste prêt à intervenir.
Les pièges. « Attendre exclusivement une alarme avant de consulter les instruments » : les alarmes ne signalent pas nécessairement toute divergence entre l'intention du pilote et le comportement du système ; la surveillance doit être active, pas seulement déclenchée par une alerte. « Transférer au système la responsabilité de la sécurité du vol » : déléguer une tâche de pilotage ne transfère pas la responsabilité ; le pilote automatique exécute des fonctions, l'équipage conserve le jugement opérationnel.
La règle. L'automatisation modifie le rôle du pilote, mais ne supprime pas sa fonction de surveillance : comprendre ce que fait le système, vérifier que son comportement est approprié, pouvoir reprendre la main. Référence : FAA, Human Factors Design Standard, chapitre 3, « Automation » ; c'est une référence de facteurs humains, pas un règlement EASA.
Pour l'examen. Retiens « trajectoire, modes, limites, intervention ». Le piège classique consiste à confondre réduction de la charge de pilotage manuel et disparition du besoin de surveillance : « le pilote automatique fonctionne correctement » ne signifie jamais « l'équipage peut cesser de contrôler ».
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